La Valse des Pantins


La Valse des pantins



Bien que La Valse des pantins ne soit pas un des films les plus célèbres de Scorsese, le film est toujours une réussite sur le point de la réalisation et des interprétations.
Robert De Niro, dans son quatrième film avec Scorses, joue Rupert Pupkin, un ambitieux, mais sans talent, comique, qui pense que sa rencontre avec Jerry Langford (Jerry Lewis) est sa grande chance pour se lancer dans le milieu. Bien que Langford ne lui laisse que peu d'espoir, Rupert en vient à croire qu'il a un rendez vous fixé avec le roi de la comédie, à tel point qu'il n'arrive bientôt plus à distinguer réalité et ses rêves. Jusqu'au retour brutal avec les faits qui le laisse amère et voulant plus que jamais accéder à la reconnaissance de son talent.
Malgré son titre en version original (The king of Comedy), le film ne joue pas sur le répertoire comique, mais contient une forte violence réprimée  et présente des personnages près à tout pour accéder à leurs buts. Bien que Rupert soit monomaniaque, pénible, et complètement minable, son incapacité à sociabiliser le rend touchant, tel un Travix Bickle pacifiste.
Si la performance de DeNiro est électrisante, elle est soutenue par celle pas moins excellente de Jerry Lewis,  qui colle au rôle. Tous les détails sont visibles: La manière dont il parle, dont il marche, dont il fait un signe, son expression faciale. Au milieu du film, lorsqu'il rencontre à nouveau Rupert, son visage est particulièrement expressif, mélangeant l'étonnement avec la colère, et la bonne dose de consternation.
La fin est, comme pour Taxi Driver, sujet à débat. Est ce vraiment en train de se passer? Est ce à nouveau un rêve de Rupert? Est ce d'ailleurs si important? Pas pour Pupkin, qui, en tout cas, a réussi son but.